Fb. In. Tw.

L’Espagnole Lady Dammage se confie et annonce plusieurs collaborations !

Pour sa venue à Paris lors de la Born to Rave au Trabendo, la talentueuse Lady Dammage a répondu à plusieurs de nos questions.

Français (English below)

Cela fait maintenant un bon bout de temps que tu fais partie de la scène hardcore, comment as-tu découvert ce style ?
Mon père était un gros amateur de hardcore, j’en écoute depuis mon enfance. À l’âge de quatorze ans, j’ai commencé à assister à des soirées près de chez moi et depuis, je n’ai pas arrêté. J’ai débuté le piano à l’âge de 8 ans et j’ai acheté mes premières CDJs à 18 ans. C’est comme ça que tout a commencé pour moi.

Tu produis beaucoup, as-tu des plans pour 2020 ? De nouveaux tracks ? Des collabs ?
Oui, j’ai fait tellement de titres au cours des cinq dernières années. J’ai un single qui sortira en février avec un énorme clip. J’ai aussi remixé un morceau pour la reine du hardcore Korsakoff, et je travaille sur des collabs avec DRS et MBK en ce moment. Je vais aussi travailler sur de nouveaux morceaux en solo pour la saison des festivals et j’ai prévu d’énormes collabs dont je ne peux pas encore parler.

En parlant de projets, y-a-t il un artiste en particulier avec qui tu aimerais collaborer ?
J’ai déjà travaillé avec les gens que j’aime le plus dans cette scène. J’aimerais bien faire quelque chose avec Dj AniMe un jour, j’admire vraiment comment elle a pu être fidèle à son style même si la scène a changé au cours des années. Son dernier album est vraiment génial.

Comment vis-tu d’être une femme dans un univers avec autant d’hommes ?
Grâce à mes collègues, je me sens comme l’un d’entre eux. Ils me traitent comme si j’étais un homme, et ils travaillent avec moi comme si j’étais un homme aussi.
Le principal problème des médias sociaux ; les gens sont choqués lorsqu’ils voient la photo d’une femme dans la piscine avec son bikini, mais ils trouvent cela drôle lorsqu’il y a la photo d’un homme dans cette même piscine.
Très honnêtement, il est vrai qu’être une femme vous aide à être plus visible pour le public mais nous devons faire face à des choses que les hommes ne font pas.

Comment vois-tu l’évolution du hardcore ces dernières années ?
En tant que fan de hardcore oldschool, j’ai vu un énorme changement dans la scène et l’apparition de nouveaux sous-genres. Partyraiser, Tieum, Unexist jouaient déjà du hardcore plus sombre et des beats plus rapides à l’époque, mais soudain une personne annonciatrice a décidé de l’appeler Uptempo, ce qui me convient. Mais ce n’est pas ce que j’ai commencé à faire. J’ai commencé à faire du  »Underground Hardcore » et c’est comme ça que nous appelions ce style. En plus, le style brut a eu un impact énorme sur la scène hardcore traditionnelle ainsi que sur le uptempo. Dans un groupe de hardcore classique, vous pouvez aussi entendre du rawstyle et du uptempo. Le hardcore populaire d’aujourd’hui n’est plus aussi mélodique qu’il l’était, mais il y a des producteurs qui restent fidèles à leur style quoi qu’il arrive. La différence est donc que maintenant, selon le sous-genre que vous écoutez, vous suivrez un type d’artiste ou un autre, il y a plus de variété qu’auparavant, donc vous n’avez qu’à choisir.

Tu vas jouer à Paris à la Born to Rave, qu’est ce que tu penses du public français ?
La France est incroyable. Je joue ici depuis tant d’années et la scène ne fait que s’améliorer. Des gens charmants, des foules incroyables et folles et des promoteurs géniaux. J’adore la façon dont la scène a évolué ici. Je me sens comme chez moi et j’adore ça. France je t’aime.

As-tu des conseils pour les producteurs qui nous suivent ?
Continuez à travailler et ne laissez personne vous dire ce que vous pouvez ou ne pouvez pas faire. On me disait que je n’arriverais à rien en jouant mon style, qui n’était pas populaire à l’époque, et regardez-moi maintenant. Travaillez aussi dur que vous le pouvez et mettez tout votre cœur, vous arriverez là où vous voulez arriver.

On a hâte de la retrouver aux commandes de la Born to Rave le samedi 22 février pour la Born to Rave. Ca s’annonce monstrueux !

Event : 22/02/20 Born to Rave – Le Trabendo

English

You’ve been in the hardcore scene for a long time now, how did you discover this style?
My Dad was a huge hardcore head, I have been listening this music since i was a kid. At my fourteen I started to attend some parties near home and since then I haven’t stopped. I started to play the piano at the age of 8, and I bought my first cdjs when I was eighteen years old. That’s how everything started for me. 

You produce a lot, what do you have planned for 2020? Any upcoming tracks ? Any collaborations?
Yes, I did so many tracks in the last five years. Well, I have a single release coming up this February with a huge videoclip. Also i remixed a track for the queen Korsakoff, and I’m working on collabs with DRS and MBK at the moment. Also, will work on new solo tracks for the festival season. And I have huge collabs planned I can’t talk about yet.

Talking about projects, is there any particular artist you’d like to collaborate with?
Besides I have already worked with the people I love most in the scene, I would love to do something with DJ AniMe one day, I really admire how she has been able to be loyal to her style even the scene has changed during the years. Her latest album is really great.

How does it feel to be a woman in an environment represented by so many men?
Thanks to my colleagues, I feel one of them. They treat me as if i was a man, and they work with me as if i was a man too. The main problem of the social media. People get so shocked when they see a picture of a woman in the swimming pool with her bikini, but they find it funny when there’s a picture of a man in the swimming pool. It’s true that being a woman helps you to be more visible to the public, not gonna lie. But it’s also true that we do have to deal with some sh*t men don’t.

How do you see the evolution of hardcore in the last few years?
Well, as an oldschool hardcore fan, I saw a huge change in the scene and the appearence of new sub genres. Partyraiser, Tieum, Unexist already played darker hardcore and faster beats back in the days, but suddenly one anonymous person decided to call it Uptempo. Which is fine by me but it’s not what I started to do. I started to do ‘’Underground Hardcore’’ and that is how we used to call this style. Besides that, rawstyle made a huge impact on the mainstream hardcore scene as well as uptempo. In a mainstream hardcore set you may be able  to hear rawstyle and uptempo too. Popular hardcore nowadays is not as melodic as it used to be, but there are producers being loyal to their style no matter what. So the difference is that now, depending on the subgenre you listen, you’ll follow one type of artist or another, there’s more variety than before so you’re able to choose.

You’ll play in Paris for Born to Rave, what do you think of the French crowd?
France is amazing. I have been playing here for so many years and the scene just got better. Lovely people, amazing and crazy crowds and awesome promoters. I love how the scene evolved here. I feel like home and i love it. France je t’aime. 

Do you have any advice for the producers following us?
Keep working and don’t let anybody tell what you can or can not do. They used to tell me that I wouldn’t get anywhere playing my style which was nothing popular in that period, and look at me now. Work as hard as you can and put all your heart on it, you will arrive wherever you want to arrive. 

Laisser un commentaire

You don't have permission to register
venenatis Aliquam fringilla massa mattis elementum dolor nec