A l’occasion de son passage sur la capitale, le parisien Aazar a répondu à nos questions.

 

1. Pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Je m’appelle Alexis, je suis né et j’ai grandi à Paris. Je suis à la base DJ puis je suis devenu Producteur. 

J’ai 2 projets, un projet solo qui s’appelle Aazar. Et un autre projet que je partage avec 2 potes: Point Point. 

2. Comment t’es-tu retrouvé dans le milieu de la musique et plus précisément de la trap ?

Tu vois les bios standards de DJ’s qui commencent par « bercé dès son plus jeune âge par ses parents dans la musique » ? bah c’est tout à fait ça. Mon père était DJ, il jouait de la disco/funk. Et ma mère était elle aussi une grande fan de musique ! Vers mes 10 ans j’essayais de superposer des musiques avec Le lecteur cassette de ma chaine hi-fi, faire des enchainements, mon père a vu ça, il m’a ramené un logiciel qui s’appelle AtomixMP3, un logiciel sur ordinateur (C’était la version d’essai donc toutes les 15 minutes ça coupait je pouvais rien enregistrer). Ensuite j’ai eu un contrôleur puis mes premières platines vers 16 ans. J’ai toujours mixé de tout mais ce que j’ai trouvé cool dans la trap c’est ce mélange de pas mal d’influences : hip hop avec des grosses drums, des 808 et également des sonorités électroniques, ce mouvement musical a vraiment été une révélation pour moi.

3. Tu fais également parti du groupe Point Point sur un style différent, peux-tu nous en parler ?

Avec Aazar j’ai commencé en faisant des morceaux puissants qui « cognent ». Point Point c’était la possibilité pour moi de faire quelque chose de plus musical et en plus avec mes potes donc ça s’est fait naturellement. C’est un super échappatoire et c’est aussi important pour moi que les gens voient mon côté “musicien”.

A l’origine Point Point c’est un groupe de potes (composé de Devoted to God, Nömak et LH4L) qui voulaient jouer de la trap music mais personne ne proposait de soirées comme ça à Paris (je te parle de ça, il y a 6-7 ans). On faisait donc des soirées privée de 200 personnes au Panic Room. Notre concept reposait sur un « line up clandestin »:  on n’annonçait pas les noms des artistes qui venaient jouer mais quoi qu’il arrive tu savais que t’allais avoir de la musique de qualité. Il nous arrivait d’avoir DJ Snake, Tchami, Mercer etc. Tout ça a prit de l’ampleur, on a fait par la suite nos soirées au Social Club.  A cette époque là on produisait déjà tous avec nos projet respectifs, et on s’est dit pourquoi pas le faire ensemble sous un seul et même nom: Point Point.

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4. Derrière le DJ nous avons également un grand maître culinaire sur Snapchat : Chef Aazar. Comptes-tu continuer de t’impliquer dans cette facette ?

Bien sûr ! Je cuisine des choses simples que tout le monde peut faire chez soit avec des ustensiles de cuisine pas forcément adaptés (on fait tout chez nous, je me débrouille avec ce que j’ai). Donc, oui, je vais continuer, j’ai plein de gens qui m’en parlent. J’étais chez Skrillex y’a quelques jours et il m’a dit « ça va chef ? ». Les gens réagissent, suivent et participent c’est super cool ! A la base ça part d’un soir où j’étais chez moi tout seul, j’avais passé une mauvaise journée,  j’étais à la diet et je me suis dis « tu sais quoi? Je vais m’acheter un steak, des pommes de terre, je vais tout faire cuire au beurre et me faire un vrai plaisir ». Je me suis lancé sur Snapchat et voilà comment chef Aazar est né (avec des pommes de terre sautées qui visuellement je vous l’accorde étaient complètement foirées mais je tiens à préciser qu’elles étaient super bonnes!). Quand j’ai vu l’ampleur que ça a prit sur les réseaux sociaux, j’ai voulu continuer et pousser le concept!

Son Snapchat : don-aazar

5. Tu as remixé des artistes tels que Skrillex, DJ Snake ou plus récemment Rick Ross, quels sont tes projets pour 2017 ?

Il y a plein de choses de prêtes, mais certaines ne sont pas encore signées/finalisées donc je préfère ne pas m’avancer. J’ai un EP  de prêt, une collab avec Cesqeaux et une autre avec des artistes de Barong Family … je vous laisse deviner… stay tuned !

6. Tu as mixé au Zénith de Paris, à Coachella ou encore à Tomorrowland l’été prochain, quel serait ton meilleur souvenir de scène ?

Coachella c’était fou! Tomorrowland ça va être quelque chose aussi! Mes potes ils sont là « p***** rappelle-toi on regardait les streamings on était comme des fous! » donc c’est clair que je suis super content de le faire.

Le Zénith aussi c’était un souvenir incroyable. Mes proches sont venus, ils étaient fiers de me voir mixer et ça n’a pas de prix. Je pense qu’en fait c’était le meilleur souvenir parce qu’on etait chez nous et ça a une saveur particulière.

7. Tu es très proche de la team Pardon My French. Peut-on s’attendre à des projets futurs avec eux ?

Oui ce sont de vrais amis que j ai rencontré il y a maintenant plus de 10ans. Avec qui j ai la chance d’évoluer et de partager etc. 

Je fais une date Pardon My French à l’Amnesia (Cap d’agde) cet été. Il n’y a pas de projets en cours mais la musique ça va très vite. Un bon morceau et ça peut finir en collab. Tout est possible !

 

pmf

8. Dans quelques instants tu vas mixer chez toi à Paris. Quel effet cela te fait-il et que penses-tu du public français ?

Ça faisait un bout de temps que je n’étais pas revenu jouer à Paris et j’ai hâte! Les gens se déplacent et viennent à mes shows, à chaque fois c’est que du kiffe de rentrer ! Maintenant que je vis plus en France, quand je rentre et que je mix dans ma ville ou mon pays c’est comme si je faisais une grosse fête chez moi avec plein de potes qui ramènent des potes et on passe tous un super moment. Je me sens proche du public français, ça me donne beaucoup de forces!

9. Enfin, as-tu un message à transmettre aux jeunes producteurs ?

Pour moi l’essentiel c’est d’être passionné et d’y croire. Ne pas baisser les bras. J’ai dû en faire une bonne dizaine des démos avant d’en avoir une qui soit correcte. 
Faut avoir confiance en soit, mais aussi savoir accepter les remarques et les critiques des gens qui savent de quoi ils parlent tout en s’inspirant d’exemples de réussite dans le milieu. S’inspirer mais ne jamais copier 

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