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Global street music ça ne vous parle pas ? Après un été bien chargé pour le prodige français de la bass music, nous avons eu l’occasion de partager quelques minutes en compagnie de Basstrick à l’Elektric Park Festival pour discuter de son projet musical, de sa dernière grosse release “Suave” et de sa vision de la scène électronique française.

Hello Basstrick comment vas-tu ?

Ça va super, c’est une belle matinée et ça va être une bonne journée. Je suis un peu fatigué parce que ça fait trois-quatre jours que je suis à fond et que je travaille la nuit pour un gros remix. Mais je suis content d’être là, content de jouer et content de passer mes nouveaux sons !

Est-ce que tu Pourrais te présenter pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore ?

Je m’appelle Romain, je fais de la musique depuis 2015 sous le nom de Basstrick. J’appelle mon style “Global Street Music”. C’est un mélange d’EDM, de Bass music et de rap. 

Aujourd’hui on est a l’Elektric park, un festival que tu connais bien. comment te sens-tu à quelques minutes de monter sur scène ?

J’ai hâte, mais la pression est différente comparée à un set tout seul. Là, je suis avec Koos en B2B, donc ça va être cool. La scène est dix fois plus big comparée à l’année dernière donc ça, ça fait plaisir ! On va pouvoir se faire plaisir et utiliser tout l’espace de la scène. Je suis très content mais pas vraiment de grande pression supplémentaire. Plus du kiff en fait !

Il y a quelques semaines on a pu te voir sur scène en compagnie d’Habstrakt et Asdek. Peux-tu nous en dire plus sur le projet contrebande ?

Alors à la base, le projet Contrebande, on l’a lancé parce qu’on n’avait plus de show pendant le confinement et qu’on avait besoin de nous entertainer et d’entertainer les gens. Donc au lieu de faire ça chacun dans notre coin, on a essayé d’unir nos forces parce qu’on avait beaucoup de centres d’interêts communs. Du coup on a décidé de créer un collectif pour faire des Twitch. 

Au final, sont venues s’ajouter des offres de promoteurs qui ont fait en sorte que le projet se concrétise avec un premier livestream qui s’est fait à JBL, puis il y a un mois et demi à Lollapalooza. Sur la Perry stage, et franchement c’est big !

Justement on te retrouve aujourd’hui en b2b avec Koos, est-ce que d’autres projets collaboratifs sont en préparation ?

Euh oui, toujours. Je pense que ce n’est pas une surprise, je suis assez proche d’Asdek. Et même si on a contrebande à côté, nous, on a aussi des B2B où on est tous les deux et où on ne représente pas forcément Contrebande.

Donc voilà, on est en train de travailler une esthétique là-dessus, d’avoir un beau projet, quelque chose de complet. Mais c’est vrai que je suis très difficile par rapport aux goûts et à l’implication dans les projets etc. Donc c’est vrai qu’il y a très peu de personnes, mais s’il y en a une que je devrais citer à l’heure actuelle, c’est Asdek.

Tous les noms qu’on vient de citer sont des artistes français, est-ce qu’on peut dire qu’il y a une ambiance positive au sein de la scène nationale ?

C’est cool parce que comparé à il y a dix ans, les artistes n’étaient pas aussi ouverts que maintenant. Aujourd’hui, je vais prendre un exemple comme par exemple Frents qui fait de la musique depuis peut-être un an et demi, voire deux, mais qui est déjà dans le groupe Twitter avec tous les autres producteurs. Mais ça, pour d’autres personnes, il aura peut-être fallu cinq ou six ans et là où c’est interessant, du coup, c’est qu’on mélange maintenant tout le monde.Il y a les anciens, il y a les nouveaux, il y a les gens du milieu, et c’est vraiment top. On le voit encore aujourd’hui sur le line up avec Squad, Venga, Koos. On est tous des potos, on représente tous la France ! On est tous là pour la même raison et au final, au fond, je kiffe. Donc moi, je suis vraiment content de l’ambiance que ça dégage. 

Je me souviens, il y a cinq ans, on parlait beaucoup des États-Unis en disant “Ouais, regardez aux États-Unis comment ça se passe. Ils essaient de se soutenir, ils essaient de faire en sorte d’avoir une vraie scène et de tous monter en même temps“. Et on était assez jaloux entre guillemets, parce qu’il n’y avait pas cette dynamique là en France. Et aujourd’hui, maintenant, c’est vrai que ça fait deux ou trois ans que ça a carrément changé et qu’on essaie justement tous d’aller dans le même sens et de se pousser les uns les autres. 

Tu appelles ta musique global street music et tu es très inspiré par la musique urbaine, comment décrirais-tu ton projet musical ?

En fait, l’histoire, c’est que j’ai commencé à faire de la musique à douze ans. Et j’ai commencé directement par l’électro. Mais le truc, c’est qu’avant, ma mère me faisait écouter des tonnes et des tonnes de rap et de R’n’B, et c’est devenu mon kiff direct.

Tous les bails des années 90, des Wu-Tang, des Nas, même des Ashanti, Brandy et même après, quand j’ai grandi, IAM, NTM, Ärsenik, tout ça c’était vraiment mon kiff.
Dans ma famille, j’ai deux oncles qui étaient rappeurs et un autre qui était DJ. Ça faisait tout pour me faire découvrir ces deux cotés de la musique.
Aujourd’hui, je pense avoir pris en maturité pour definir  un peu plus la vision de ce que je veux produire. Tout simplement me dire je vais prendre ce qu’on m’a appris et je vais prendre ce que j’ai appris et le mélanger. Et ça, ça va me definir.

C’est donc ce mélange qui a crée global street music ?

Là dessus, je ne peux pas mentir. C’est vraiment le background que j’ai eu quand j’étais petit. C’est souvent difficile pour moi de dire “OK”, est-ce qu’aujourd’hui tu vas faire un son genre “EDM” pour jouer dans les festivals ou est ce que tu vas vouloir faire un beat et imaginer le rappeur dessus ou même poser tes propres lyriques, ça a toujours été compliqué. Aujourd’hui, je suis content de trouver cet équilibre où je peux mélanger ce que j’aime, ce que je fais. En plus les gens kiffent, donc c’est parfait !

Est-ce que la dubstep est morte en France selon toi ?

En soi, le mouvement dubstep n’est pas mort. Par contre, les acteurs de la scène française du dubstep ne sont plus là. À l’époque, il y a cinq ans, on avait des Splash, on avait des Animalz, on avait des soirées de dubstep partout. Aujourd’hui, il n’y a plus personne. Par contre, il y a plein de gens qui font des soirées techno donc il faut aussi capter l’intérêt des gens qui faisaient des soirées à l’époque et qui font la même chose aujourd’hui dans un autre style. 

C’est comme dans les sports, quand on voit l’argent qu’on met dans le foot et l’argent qu’on met dans le basket, ce n’est pas la même chose. Mais ça n’empêche que ça existe quand même. Donc voilà, c’est pas mort. J’ai l’impression  que c’était  juste pour l’argent du coup.

Si on n’a pas de scène, la musique ne peut pas pas être jouée. Donc on ne connaît pas de nouveaux artistes. Ça donne pas aux gens envie d’écouter d’autres choses. Donc au final, ben ouais, ça s’éteint au fur et à mesure et malheureusement, c’est comme ça jusqu’à qu’il y ait quelqu’un qui reprennent le flambeau. 

Tu fais partie des artistes qui ont la chance d’être sous l’aile de DJ Snake, peux-tu nous parler de ta relation avec lui ? Ce qu’il t’a apporté ?

Ça m’a beaucoup apporté mentalement, humainement, pour comprendre certaines choses. On s’était déjà vu à Lollapalooza en 2018. Il m’avait donné des conseils, que je n’avais pas vraiment saisis, ça n’avait pas de sens pour moi. Aujourd’hui, avec le recul et l’experience, tout est devenu un peu plus clair pour moi.

Et puis sur les réseaux, le fait d’avoir de la force,  d’avoir de la motivation ou le fait qu’il envoie des messages, tu te dis que tu n’es pas tout seul dans ton delire. Ça fait plaisir,  ça te remet un coup de boost. Mais ce que ça m’a le plus apporté, c’est de la motivation. Surtout ce qu’il a pu dire et faire.  

Big up Dj Snake.

Tu as sorti il y quelques jours ta dernière track explosive Suave en compagnie de l’américaine Reign. Peux-tu nous présenter cette nouvelle pépite ?

En fait, à ce moment là,  j’étais dans ma phase (qui est toujours d’actualité), Baile funk. Mélanger la house avec la Baile funk et la partie trap (parce que Reign kick sur des trucs comme ça), et je me suis dit pourquoi pas tenter le truc ? Donc j’ai commencé à écrire la mélodie, le drop et au fur et à mesure, j’avais l’intro,  j’avais les drums, mais il manquait toujours un truc, il manquait toujours un peu ce vocal avec une attitude qui vient de la rue, un truc qui n’est pas gentil avec toi. En mode on va te challenger. Juste on vient te challenger. Si t’as pas le cran ou si t’as pas les dents, c’est pas pour toi en fait. 

Et elle est venue, elle a commencé à me dire « je pense que je vais faire le texte en espagnol ». Et j’avais pensé déjà à faire un vocal latino, ça tombait parfaitement bien, c’était exactement le bon timing. 

Elle m’a envoyé le vocal. Et c’était parfait ! J’ai mixé le son et voilà, on en est là aujourd’hui. Super content !

Suave toujours disponible partout sur Instagram, Spotify, Twitter, Snapchat et partout, partout, partout. 

Quel est ton process d’écriture ?

Dans tous les cas on sait qu’il va y avoir un drop parce que je pense que les gens me connaissent maintenant. Mais comment faire en sorte que la personne aille jusqu’au drop ?

Parce que souvent, dans la musique électronique, c’est ça le problème, il faut aller jusqu’au drop. Le problème, c’est quand tu fais des sons pour jouer, il y a plein de kick au début, c’est chiant, les gens vont vite switcher. Comment tu fais pour avoir l’attention directement de l’auditeur ? 

Je puise vachement mes énergies et mes inspirations sur des sons de rap ou des sons de pop qui passent à la radio, tout simplement. 

C’est aussi ça qui defini le style Global Street Music. 

On a eu quelques echos disant que de grosses releases sont prévues prochainement, peux-tu nous en dire plus ?

Je peux en dire un peu, mais je ne peux pas tout dire et Il y a des choses qui doivent rester secrètes pour le moment. Mais pour le moment, j’ai mon prochain remix qui va sortir le 23 septembre. C’est pour un producteur français qui s’appelle Klip. Je suis très fier de ce morceau là. C’est un morceau drill bass house. Donc encore une fois le mélange global street music, tout ça. Et j’ai un remix qui va sortir de Carnival de Aazar. J’ai fait une version trap et j’attends la release date. 

Un petit message à faire passer à ton public ?

Mon public c’est le meilleur. Je les vois à chaque fois à me suivre dans mes conneries sur Instagram et tout. Ils sont toujours là et encore une fois, j’ai vu des t-shirts contrebande. J’ai pris plein de photos alors que je n’ai pas encore joué. Vraiment, vous êtes des amours, ça me fait plaisir. Des fois, la vie peut être dure et ce genre de truc, ça remet un peu du baume au cœur. Franchement, merci, ne changez rien. Restez vous-mêmes et kiffez. It’s Global street music !

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