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Après un set fabuleux à la Animalz, le duo Delta Heavy a répondu à nos questions.

De passage à la plus grosse soirée bass music de France la ANIMALZ, le duo Delta Heavy a répondu à nos questions.

 

1. Comment vous êtes-vous rencontrés et pourquoi avoir choisi de former un duo ?

Nous nous sommes rencontrés à l’université et c’est à la fin de celle-ci que nous avons commencé à bosser ensemble. Et lorsque l’on a fait face au monde adulte et que des choix de carrière s’imposaient à nous, nous avons tous les deux réalisés que ce que nous voulions c’était faire de la musique et être DJs. Nous étions à peu près au même niveau de novice dans la production donc on a décidé de joindre nos forces pour apprendre ensemble.

 

2. Produisez-vous de la Drum n’ Bass depuis le début de votre carrière ?

Oui, on a grandi avec la Drum n’ Bass de l’école à l’université. A cet âge on voulait de la musique pleine d’énergie et la Drum n’ Bass correspondait parfaitement à ce qu’on voulait faire. Musicalement, il n’y a rien de similaire donc je pense que pour beaucoup de gens, tu es dedans ou tu ne l’es pas. On s’y est attaché dès le début et forcément, le mix nous a ensuite amené à produire. Mais depuis le début on varie les plaisirs, produire à 174bpm tous nos morceaux serait un peu répétitif.

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3. Pouvez-vous nous parler de votre album « Paradise Lost » ?

Le titre « Paradise Lost » vient du poème écrit par John Milton mais il peut être interprété comme bon te semble. Ce n’est pas une référence spécifique au poème mais plutôt à son côté épique. On a choisi le titre à la toute fin alors que nous avions déjà composé tous les morceaux, on trouvait que cela coïncidait bien avec les sons. Quand on a commencé à écrire les morceaux, on n’avait pas vraiment de plan musical. On a utilisé des effets spatiaux, de drame, et beaucoup de références cinématographiques pour les tracks tels que « Event Horizon ». On voulait que l’album s’écoute comme un voyage du début à l’arrivée. Donc je pense qu’on peut comparer cet album à un film racontant une histoire mais à travers de la musique.

 

4. Beaucoup de gens disent « dubstep is dead ». Cela s’applique-t-il à la Drum n’ Bass ?

La scène Drum n’ Bass est au meilleur de sa forme. Elle est malheureusement sous-exposée en Amérique mais est très populaire dans de nombreux coins tels qu’en Europe, en Australie, au Canada etc. Je ne pense pas que la Dubstep soit morte. Elle se porte très bien aux USA, au Canada et en Australie. Elle est certes moins répandue que lors de son explosion en 2012 mais de nombreux genres ont leur moment de gloire sous le feu des projecteurs. Mais il y a eu une certaine réapparition avec l’arrivée de la Future Bass. D’une certaine manière je dirais que la dubstep a évolué, beaucoup d’éléments du style se retrouvent en Trap et Future Bass. Si la dubstep était morte en France, je pense que vous n’auriez pas d’évènements comme la ANIMALZ. Cela vaut également pour la Drum n’ Bass, elle est là depuis des décennies et n’est pas prête de mourir. Ce style a passé l’épreuve du temps et je m’attends clairement à ce qu’il soit de même pour la dubstep. Tu peux comparer la dubstep, la future bass et la trap à différents sous-genres du tempo « 140-160bpm ». C’est juste un changement de catégories qui existe également en Drum n’ Bass : Liquid, Neuro qui a évolué de la Tech Step et désormais c’est la Jump Up qui explose après avoir été « dans l’ombre » ces dernières années. Tant qu’il n’y a pas de révolution technologique derrière la production, ce seront simplement des sous-genres qui vont évoluer, et passer par différents stades et renaissances.

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5. Les collabs avec Delta Heavy sont très rares, pourquoi ?

Être un duo veut dire que l’on n’a pas cherché à réaliser des collaborations dans le passé mais c’est quelque chose que l’on a abordé cette année. Cette semaine justement nous sortons notre collab avec Dirty Audio appelée « Stay ». Être en studio avec d’autres gens permet de développer ton inspiration de manière différente lorsque tu te penches sur leur manière de travailler et leur approche de certains éléments de production. Cela permet également de faire avancer des projets plus rapidement et puis même… C’est cool de bosser avec quelqu’un de nouveau ! En plus grâce à Dropbox c’est aujourd’hui beaucoup plus facile parce qu’on peut facilement se transférer des gros fichiers. C’est d’ailleurs pour ça qu’aujourd’hui vous voyez tant de collaborations entre les artistes, ils n’ont pas besoin d’être dans la même pièce pour cela.

 

6. Quels sont vos plans pour 2018 ?

Le 17 novembre de cette année, nous organisons notre propre évent appelé « Paradise Lost » à l’Electric Brixton à Londres. C’est le premier show pour lequel on invite des amis DJ et producteurs à jouer avec nous. Et on travaille sur de nombreux shows similaires à venir à traver le monde donc 2018 sera l’année de « Paradise Lost ».

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7. Enfin, avez-vous un message pour les jeunes producteurs ?

Vous avez plus d’outils que jamais pour être producteurs donc… Bossez dur, trouvez votre voie et essayez de vous démarquer (cela n’implique pas forcément de mettre un jouet en guise de masque sur votre tête !). En réalité, c’est la musique qui parlera donc utilisez les tutos et tout ce qu’internet peut vous offrir pour vous aider. Bossez et dès que vous pensez que votre musique a atteint un bon niveau, envoyez-là à toutes vos idoles !

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