1. Salut Borgore, ravis de te rencontrer. Pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Yo, je m’appelle Borgore, mais mon vrai nom est Asaf Borger, d’origine Israélienne mais j’habite à LA. Je produis depuis toujours. On me connait pour ma dubstep et mon label Buygore.

2. Quelles sont tes plus grosses influences musicales ? Parce que derrière le DJ, nous avons également un chanteur/rappeur.

J’ai grandis dans le monde du jazz, puis métal, psy trance, Drum n’ Bass, hip hop, un peu de tout en gros. Je suis influencé par tout ce que j’écoute et j’essaie de le faire ressortir dans mes sons. Je peux être assis dans un restaurant et entendre une musique en arrière-plan et me dire ‘damn’ je pourrais m’en inspirer.

img_4061

3. Comment as-tu été amené à faire une collab avec Juicy J ?

Comment j’ai eu ma collab avec Juicy J ? Je lui ai envoyé mon son, lui ai demandé si il voulait chanter dessus et il m’a répondu ouais, qu’il le ferait! C’est comme ça que ça marche généralement. Je sors jamais de mon studio, je suis un geek en gros je ne suis pas trop du style à aller trainer avec les gens mais plus à faire mes sons et leur envoyer.

4. Quels sont tes plans pour 2017 pour toi et Buygore ton label ?

Buygore va revenir à la source et produire de la bonne grosse dubstep bien grasse, plus underground, agressive avec notre nouvelle équipe. Personnellement je repasse de plus en plus de dubstep depuis 7-8 mois et j’ai l’impression que ça revient à la mode un peu partout dans le monde car les gens en ont un peu marre de… enfin tu me comprends.

Mes plans cette année ? De m’en battre les coui***. J’écoute ce qui passe à la radio et dans le monde de l’EDM et je ne suis vraiment pas fan… Contrairement au passé il n’y a rien que j’écoute aujourd’hui et ou je me dis « tiens je vais tester de le faire » comme « Incredible ou Forbes » était tous des projets complètement différents mais j’ai essayé ! Mais maintenant je fais ce qui me passe par la tête, car je suis inspiré de trucs complètement différents que ce qui est à la mode aujourd’hui. Si ça se trouve ça ira bien, si ça se trouve ça sera complètement raté, on verra bien et ça me fera kiffer.

borg.jpg

5. Qu’est-ce que tu penses des artistes français ?

Mec, les artistes français c’est de la balle, il y a tellement de gros sons qui viennent d’eux !

Je peux te citer les plus connus, Justice, Daft Punk, ou des gars comme Kavinsky, Dirtyphonics dans le milieu de la bass music. On ne peut pas faire plus français qu’eux mais ils habitent à LA maintenant.

Tous les bons artistes bougent à LA pour un temps tu sais haha.

Et un mec comme Megalodon il vient d’ici ?

– Nan il est anglais.

Habstrakt est d’ici et il est au top ce mec ! Ça va je t’en ai sorti pas mal nan ? Haha

6. Quelle serait ta collaboration de rêve ?

Je ne sais pas man, il y a trop de producteurs avec qui je peux me poser et faire ce qu’on fait depuis toujours. Je peux m’assoir avec des gens dans le milieu de la dubstep, de la Big Room etc et créer nos sons tranquilles.

J’essaie de penser quel genre de collab serait intéressante ; le top ça serait des gens qui connaissent pas l’EDM, mais la plupart sont morts comme Amy Whinehouse… Par contre j’aimerais bien bosser avec Max Martin parce que ce mec est une légende. Tu sais il y a des gens dans ce monde qui sont ultra-intéressants.

7. Enfin, as-tu un message pour nos jeunes producteurs ?

Mon message pour les jeunes producteurs a toujours été et restera toujours que c’est la même chose qu’un athlète : Tu t’entraines et tu ne seras au moins pas trop mauvais, si tu voles 25000h tu deviens pilote. Si tu produis 30000h tu deviens producteur.

Les gens me demandent tout le temps comment on devient un DJ connu. Mais le but ce n’est pas de devenir connu, ni de devenir un DJ. Tu dois t’assoir et créer !

D’un autre coté tu as des exemples qui produisent peu et qui sont quand même connus mais ce n’est vraiment pas ce que je supporte. Bosse dur et franchis les obstacles.

Dans Buygore on n’a jamais signé un mec utilisant des ghost producers. La plupart des sons qu’on sort sont des sons que j’ai écouté et où je me dis que, tiens ce mec est lourd et je pourrais peut-être apprendre de lui. Le genre de mecs avec qui tu as envie de t’assoir en studio et bosser.

img_4062

One thought on “Nous avons rencontré le phénomène Borgore à l’occasion d’un passage à Paris”

Laisser un commentaire