Les DJs et producteurs Belges Linka & Mondello sont des producteurs hors pair et guidés par leur inspiration depuis 2012. A l’occasion de la sortie de leur premier EP ainsi que de leur tournée chinoise, nous leur avons posé nos questions.

1. Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Bonjour à tous, nous sommes Linka & Mondello, (Pierre et Gaetano pour ceux qui nous connaissent) deux jeunes producteurs et DJ de la région de Liège, dans l’est de la Belgique. On a 27 ans et tous les deux actifs depuis presque 10 ans. Notre rencontre est principalement due à l’arrivée de la Dirty House dans notre région, nous étions tous les deux de grands fans de ce style. Nous faisions notre carrière en solo chacun de notre côté puis nous nous sommes rapprochés afin de travailler sur différents aspects ensemble. C’est ainsi que nous avons décidés d’unir nos forces en créant Linka & Mondello. On avait chacun des compétences différentes : l’un est plutôt axé production tous les jours tandis que l’autre est plus axé image et communication mais nous nous complétons et travaillons toujours ensemble. 
Au-delà de notre carrière nous sommes à la base de la création et de l’organisation d’une marque d’événements « Les Soirées Carnage », un concept qui ne cesse de grandir et dont nous allons organiser la 8ème édition ce 9 mars prochain ! On aime bien mixer les éléments avec un line up très diversifié et proposer un concept décalé qui plait. Cette année nous organisons cela dans l’une des plus grandes salles de la région de Liège qui s’appelle le Palais des Congrès, ça va être la folie ! 
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2. Vendredi sortira sur Skink votre tout premier EP « Rotor/Vandal » à base de gros kicks. Pouvez-vous nous en dire un mot?     

Evidemment nous sommes très fiers de pouvoir enfin sortir notre EP sur Skink ! C’est un réel plaisir pour nous, surtout que nous jouons ces deux tracks là depuis déjà un bon moment et espérions toucher un bon label. La discussion fût longue mais nous avons enfin eu ce que nous voulions. Dans cet EP sont repris deux titres à la fois festifs mais très différents l’un de l’autre. Par exemple, Vandal est plutôt un titre « large public », avec un break fort urban très breakbeat avec des gros kicks et un drop méga festif. L’univers est plutôt basé sur le côté décalé, entraînant.. C’est plutôt un gros titre de « vandale » comme son nom l’indique, alors que pour Rotor on a utilisé des synthés et des bruitages plus « mécaniques » et assez percutants. On voulait un univers vraiment différent… et la voix de Pierre dans le build-up ! Un vrai mélange des styles, à la fois décalé et très ouvert musicalement parlant… Bref un EP qui nous ressemble beaucoup!

3. A ce propos, vous débarquez sur le label de Showtek, Skink. Est-ce une consécration pour vous?                                                                       

En effet, il s’agit vraiment d’un réel aboutissement pour nous ! Cela fait maintenant 7 ans que nous produisons et c’est vraiment la première fois que nous décrochons ce genre d’opportunité dans un label d’une telle envergure. D’autres titres étaient déjà sortis mais essentiellement sur des labels indépendants et donc en free download. Ici évidemment, ce n’est plus le cas. Nous sommes vraiment heureux de pouvoir enfin faire découvrir notre style, notre univers et surtout toucher une plus grande audience par le biais de cette signature. Nous apprécions le travail ainsi que l’équipe Skink mais également celui effectué par Showtek que nous apprécions depuis de nombreuses années. Ils ont toujours été une grande source d’inspiration pour nous. D’ailleurs, l’un de nos précédents morceaux est inspiré de la vibe dégagée par Showtek, à vous de deviner lequel !

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4. A quoi peut-on s’attendre pour la suite?                                             

Grâce à une audience plus importante on va pouvoir continuer à bosser et faire découvrir notre univers sur d’autres tracks à un plus large public. On travaille d’ailleurs sur plusieurs collaborations avec différents artistes assez bien cotés et déjà sortis sur de gros labels avec qui nous parlons depuis de nombreux mois déjà. Etant donné que nous avons déjà sorti une collaboration avec Olly James (qui s’appelle Red Zone), on espère retravailler sur quelque chose avec lui mais seul l’avenir nous le dira !                                                                                                                  

On sort également beaucoup de bootlegs, de remixes et d’édits que nous partageons soit sur notre Facebook ou sur Soundcloud comme notre remix de Lorna « Papi Chulo », le bootleg de Post Malone sur « Rockstar » ou encore le remix de J Balvin « Machika ». On aime bien cela car ça permet d’ajouter notre patte sur la plupart des morceaux mainstreams que nous jouons ou entendons en club et festival. C’est chouette aussi de se dire que les gens vont les télécharger et les jouer, ça renforce notre confiance. Pour la suite, niveau événementiel on continue de développer notre concept personnel et surtout de l’ouvrir à de plus gros DJs (par le biais d’artistes plus ou moins locaux avec qui nous nous entendons bien comme Lowriderz ou Mandy qui sera présente d’ailleurs cette année). On espère aussi continuer à tourner partout tout le temps dans le sud du pays comme nous le faisons maintenant depuis de nombreuses années.

5. Vous produisez tout type d’électro: big room, future house, melbourne, est-ce important pour vous d’avoir l’esprit ouvert?  

Evidemment ! Nous pensons d’ailleurs qu’à l’heure actuelle, les gens n’écoutent plus qu’un style musical en particulier et ne sont donc plus limités grâce notamment aux différentes plateformes d’écoute qui existent. Il est important que nous gardions l’esprit ouvert mais également que les gens acceptent que les choses changent et que les mentalités doivent suivre. Nous nous ouvrons à plusieurs styles tout en gardant notre image et notre ligne de conduite, le côté festif est toujours primordial. A l’heure actuelle nous sommes plutôt axés sur les sonorités englobées autour de l’EDM, la hard et la trap. Notre force est de pouvoir combiner du 128 au 150 ou même plus évidemment et ainsi garder une ligne conductrice entre nos valeurs et ce que nous jouons en live. Les gens aiment ça et ça se ressent.                                  

Nos grandes inspirations sont principalement Hardwell qui pour nous est le big boss dans l’industrie tant au niveau production que communication mais également en live : pour nous l’accomplissement serait d’être supporté par lui. C’est un rêve depuis que nous avons commencé et nous espérons qu’il se réalisera. Malgré tout, notre changement musical et notre côté vraiment décalé en sets vient de la fois où nous avons été voir DJ Snake. On a pris une méchante claque au visage. On a donc décidé de monter d’un cran et de passer un style plus « violent », on joue beaucoup de Yellow Claw, Valentino Khan, Aazar, Kayzo… pour n’en citer que quelques-uns !

6. Vous vous préparez à une tournée asiatique, pouvez-vous nous en dire plus?

C’est vraiment incroyable. On a déjà joué plus loin qu’en Belgique (France et Espagne) mais ici on parle clairement d’un niveau supérieur. Ça faisait plusieurs mois que nous savions qu’il y avait quelque chose en préparation mais nous n’avions pas vraiment de nouvelles. Le soir même d’un gros booking on s’est tous retrouvé chez Pierre et notre manager. Damien nous a sorti le contrat de ses affaires, on y croyait même pas sur le coup ! Alors quand il a fallu signer un contrat écrit mi-anglais, mi-chinois…

Effectivement là on se dit « ça y est enfin »; d’autant plus que cela est arrivé avant la nouvelle concernant la release de l’EP sur Skink, du coup tout est arrivé presque au même moment, ça nous a vraiment boosté sur le coup! C’est une expérience de dingue et ça nous fera découvrir de nouveaux horizons. On ira plusieurs fois dans l’année et on passera par plusieurs gros clubs dans la Chine avec des gars comme les Morello Twins, DiMaro ou encore RIVERO avec qui nous nous entendons très bien.

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7. Que pensez-vous de la scène électronique belge?

C’est assez difficile, on a fait parti des premiers à oser jouer des styles qui étaient complètement étrangers aux oreilles des clubbers et festivaliers de l’époque et il faut reconnaître que les gens ont du mal à accepter les changements surtout quand ils sont si radicaux. De base, les clubs en Belgique étaient axés sur la techno et la progressive puis on arrive et on a cassé les murs avec des drop hollandais jusqu’à les démolir complètement avec nos kicks actuels! (rires) C’était une vibe vraiment différente à l’époque et on avait peur que les gens n’accrochent pas au début sauf que c’était tout l’inverse : on est fiers d’être belges (surtout pour l’inspiration au niveau artistique mais aussi pour les événements qu’on y crée comme Tomorrowland évidemment) et d’être arrivés à imposer notre griffe et notre marque de fabrique surtout dans un si petit pays à la mentalité très dure. Faire accrocher des gros clubs et festivals à 2000 ou 3000 personnes c’est dingue, ça dépassait clairement nos attentes. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a préféré développer notre propre concept car il fallait que les gens s’associent à ces mélanges de styles et cette envie de se réunir pour une seule et même passion. A l’heure actuelle nous sommes pratiquement les seuls à jouer cela ce qui fait que nous sommes invités un peu partout à mixer dans différents endroits du pays chaque weekend. On espère le développer à l’étranger maintenant et se frotter aux gars déjà actifs dans ce domaine et bien installés. 

8. Avez-vous un message pour les jeunes producteurs?

Nous ne nous considérons pas réellement comme de vieux producteurs (rires). Si nous avions une chose à dire, c’est de ne surtout pas se précipiter… Il nous a fallu beaucoup de temps, beaucoup d’engueulades mais surtout beaucoup de patience et de passion pour arriver à sortir ce premier EP. La route est encore longue. Il faut pouvoir se démarquer, pouvoir se mettre en avant, et être évidemment régulier dans les productions. Toujours garder en tête qu’il faut avoir plus d’un coup d’avance pour justement se permettre de rebondir directement après une release. Il faut faire les choses à fond pour éviter un coup dans l’eau. Il ne faut donc jamais hésiter à faire ce que l’on aime et jamais se fixer aux règles prédéfinies ou s’arrêter aux préjugés ou pour les gens qui aimeraient vous voir couler. 

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