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Le jeune Sam Feldt répond à nos questions à l’occasion de la sortie de ses deux albums.

Un mois après avoir sorti son superbe album Sunrise, le néerlandais Sam Feldt crée la surprise en sortant Sunset ! 12 tracks de plus pour un total de 24 en l’espace d’un mois. A cette occasion, nous avons retracé avec le jeune producteur son parcours ainsi que l’histoire de ces albums.

 

1. Salut Sam et merci de répondre à nos questions pour EDM French News ! Il a un mois maintenant tu as sorti ton album Sunrise, peux-tu nous en dire un mot ? 

Au sens propre des mots utilisés, Sunrise (lever du soleil) fait référence aux Vibes de la journée et Sunset (coucher du soleil) que je viens de sortir est attribué à la nuit. En gros, ce sont des albums avec des morceaux qui vont bien dès le matin mais aussi à jouer en clubs. En fait, avec Sunrise, les gens ont entendu le Sam Feldt qu’ils connaissaient déjà, le Sam Feldt joyeux, estival etc. Et à travers Sunset j’ai voulu montrer une autre personnalité musicale de mon projet que les gens ne connaissaient pas encore.

 

2. Et aujourd’hui tu sors donc 12 nouveaux titres avec Sunset. Ces deux albums ont beaucoup de significations ensembles et sont intimement liés, peux-tu expliquer pourquoi ?

Les deux albums contiennent un total de 24 tracks. Ce chiffre correspond au nombre d’heures qu’il y a dans une journée et c’était pour moi une manière de montrer que l’on peut apprécier du Sam Feldt à toute heure. Mais l’histoire de ce chiffre ne s’arrête pas là car j’ai 24 ans cette année et l’album est sorti le 24 novembre. Sunrise to Sunset est un album mettant donc en avant la diversité et le fait de pouvoir écouter ma musique du lever de soleil jusqu’à son coucher. J’ai bossé dessus pendant deux ans et je suis super contents qu’il soit enfin sorti !

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3. Tu proposes de superbes collaborations dans Sunset. Est-ce que mélanger ton style avec celui d’autres artistes est quelque chose que tu apprécies particulièrement ?

Carrément ! J’adore découvrir de nouvelles sonorités et me sentir inspiré par d’autres donc c’est quelque chose que j’ai mis à profit faire pour l’album. A mon sens, les collaborations les plus intéressantes sont le fruit d’un mélange total de styles, lorsque tu mets deux musiciens qui n’ont rien à voir dans un studio. Et pour les deux albums c’est ce que j’ai fait ! Au lieu de me concentrer à faire une collaboration avec un autre gros artiste, j’ai cherché des chanteurs, des groupes de country, des artistes des RnB… et ça a donné des résultats vraiment concluants !

 

4. Peux-tu nous parler de ton projet Fangage ?

Il y a environ deux ans, j’ai remarqué que j’avais environ un million de fans sur tous mes réseaux sociaux confondus. Toutefois je n’avais aucune idée de qui étaient ces gens et comment les atteindre. Les gens qui likent ma page disent « j’adore ta musique… J’ai hâte de tes prochaines sorties » etc. Mais quand je poste quelque chose, tous ces gens ne voient pas forcément mon message. Ça m’a déplu et j’ai réalisé qu’il fallait que je regagne le contrôle sur ma fan base pour pouvoir être en contact avec tous mes fans. Fangage est une plateforme qui permet aux artistes et aux personnes influentes de se construire une base de donnée avec leurs plus gros fans. Peu importe l’endroit dans lequel je me trouve, si je joue à New-York et que j’envoie un message à 300 de mes plus gros fans, il y a de fortes chances qu’ils viennent, eux et leurs amis. On peut appeler ça l’effet boule de neige en quelques sortes. L’année dernière, mon portail heartfeldt.me a été lancé et plus de 20 000 fans l’ont rejoint. Ces dernières années on a lancé des portails Fangage pour plusieurs vingtaines d’artistes tels qu’Oliver Heldens ou Headhunterz.

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5. Tu es parti de rien et aujourd’hui tu es considéré comme le « Melodic House God». Comment vis-tu cette évolution ?

En général, mes musiques comportent de nombreux instruments lives, pas uniquement du saxo. J’y ajoute également beaucoup de guitars, du piano (que je joue moi-même), et par exemple de la trompette. Donc je pense que c’est que les gens qualifient de « touche mélodique ». C’est pour moi un honneur que les gens me qualifient de « Melodic house God », je suis heureux que mes sons fassent de l’effet et la vivacité que je mets dans mes mélodies est pour moi la clés de ce succès.

 

6. Qu’est-ce qui a été pour toi le plus difficile avant d’arriver à ce que tu es aujourd’hui ?

En 2014, j’étais vraiment inexpérimenté. Que ce soit sur le côté musical et même en tant que personne. Ces dernières années j’ai beaucoup appris de la vie sur la route et grâce à tous ces musiciens que j’ai pu rencontrer. La plus importante leçon que j’ai retenu de tout ça reste qu’il ne faut pas se tracasser pour toutes ces petites choses qui au final, n’ont pas vraiment d’importance.

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7. Tu sembles apprécier travailler avec Spinnin’ Records, sont-ils un bon moyen d’évoluer ?

Complètement ! Ils ont été derrière moi dès le début et ont cru en moi alors que personne ne s’intéressait à ce que je faisais. Je trouve ça cool de voir comment on a prit de l’importance ensemble ces dernières années. En plus, maintenant que Spinnin’ appartient à Warner Music, ça ouvre plein de nouvelles portes. J’ai vraiment hâte de voir les fruits de cette collaboration entre les deux entreprises.

 

8. Tu as touché à tous les styles, que ce soit Big Room, Hardstyle, Hip-Hop etc. Comment en es-tu arrivé à faire ce que tu fais aujourd’hui ?

Au tout début de mon projet, je faisais et jouais les musiques qui correspondaient à mes goûts. Pendant des années et sous différents noms, j’ai composé des tracks pour lesquels je pensais avoir de bons retours des DJs, des fans, des labels etc mais rien du tout, jamais de réponse. J’ai mixé de la Big Room pendant des années mais au final ça ne m’allait pas. Ça devait se sentir et c’est pour ça que ça n’aurait jamais marché avec mon ancien nom. Donc je me suis dit que j’allais faire uniquement ce que j’aime et c’est comme ça que le succès est apparu.

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9. Que penses-tu de nos jeunes talents français dans la vague chill tels que Kungs, Petit Biscuit, Mome, Stupead etc.

Valentin (Kungs) et moi sommes de bons amis. On se voit souvent un peu partout dans le monde et on a partagé de nombreuses scènes ensemble. J’adore les producteurs français en général, ils vont toujours de l’avant et ont toujours des musiques remplis de mélodies. J’ai joué énormément de tracks de Petit Biscuit et de Mome dans mes radioshows d’ailleurs ! The French rock !

 

10. Quelle est la suite du programme pour Sam Feldt ?

Je viens de sortir mes deux albums donc pour l’instant je me concentre sur la sortie d’un gros single pour début 2018. C’est un track avec un acteur très connu d’Hollywood ainsi qu’un chanteur. Mon agenda de tournée est de plus en plus chargé chaque jour et on ajoute un troisième membre ainsi que de la guitare au groupe live avec Jordi !

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